Claude Monet © Eure Tourisme, O. Aubert

La Maison et les jardins à Giverny

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La Maison et les jardins à Giverny

Quand en 1883, Monet part à la recherche d’un nouveau lieu d’habitation pour lui et sa famille à bord du train qui va de Vernon à Gasny, il découvre Giverny à travers les fenêtres. C'est le coup de foudre, "certain de ne jamais retrouver un si beau pays".

 

La maison au crépi rose

Monet a le coup de foudre pour Giverny.

 

En découvrant le village, il reconnaît immédiatement cette lumière si particulière à la vallée de la Seine. Dans sa correspondance, il ne cessera d’exprimer son attachement croissant pour ce lieu où il restera jusqu’à sa mort. « J’ai beaucoup de peine à quitter Giverny surtout maintenant que j’arrange la maison et le jardin à mon goût ».

Le récent succès de ses toiles lui a donné de l’aisance financière.

 

Maison de Claude Monet, Giverny, Eure, Normandie © Eure Tourisme

 

L'artiste achète la maison et le terrain en 1890. Il transforme la grange adjacente à la maison en atelier et en salon, fait construire des serres.

 

La visite de la maison permet de découvrir l’intimité du maître : le petit salon bleu, l’épicerie, le salon-atelier où Monet travailla jusqu’en 1899 et qui fut ensuite transformé en salon.

Cette pièce fit l’objet en 2011 d'une reconstitution minutieuse. Une soixantaine de tableaux répliqués sont présentés aux cimaises du salon-atelier, selon un accrochage dense issu des rares photos existantes du peintre dans sa maison.

L’escalier qui mène à l’étage dessert les appartements privés de Monet : sa chambre à coucher, dont la vue donne sur le jardin, les appartements de sa femme Alice et de sa belle-fille Blanche qui ont aussi fait l'objet d'un aménagement minutieux.

 

chambre de Claude Monet, Fondation Monet, Giverny, Eure, Normandie © Fondation Monet

 

La visite se poursuit par la salle à manger, aux murs parés d’estampes japonaises.

Monet y avait tout fait peindre de 2 tons de jaunes : l’un pâle et l’autre plus soutenu. La large table pouvait accueillir jusqu’à 15 convives.

 

Dans la vaste cuisine, aux carreaux bleus de Rouen, trônent toujours l’immense cuisinière aux multiples fourneaux et les ustensiles de cuivre.

 

Près de la maison, le grand atelier des Nymphéas abrite de nos jours la boutique.

 

Une exceptionnelle collection d’estampes japonaises

Autre passion de Monet, les estampes japonaises. Sa collection rassemble plus de 200 estampes d’artistes japonais fameux : Hokusai (1760-1849), Hiroshige (1797-1858), Utamaro (1753-1806), exposées au gré de ses envies dans les différentes pièces de la maison.

 

Un jardin à nul autre pareil

Connu dans le monde entier, le jardin de Claude Monet à Giverny fut une source d'inspiration majeure pour le maître de l'Impressionnisme.

 

Quand Monet emménage à Giverny, le jardin n’est alors qu’un vaste espace clos de murs et en grande partie planté d’arbres fruitiers. Le peintre organise l’espace comme il élabore ses toiles, imaginant une succession d’harmonies, de couleurs au gré des saisons, créant ce que Proust décrit comme « un jardin de tons et de couleurs plus encore que des fleurs, un jardin qui doit être moins l’ancien jardin-fleuriste qu’un jardin coloriste ».

 

Le Clos normand

 

Face à la maison, le Clos normand compose un jardin à la française réinterprété où s’épanouissent plus de 900 espèces de fleurs, dans des explosions de couleurs sans cesse renouvelées.

 

Jardin de Claude Monet, Le Clos Normand © Eure Tourisme, SagaPhoto.com, P. Forget

 

Les pivoines se révèlent avec éclat parmi les campanules, les lys et les delphiniums. Les rosiers sous toutes leurs formes annoncent l’été tandis que les dahlias, les anémones et les asters préparent l’œil à la dernière saison. Ici, les repères géométriques se perdent dans un rêve végétal, soudain les perspectives fuient alors même que vos pas longent un parterre rectiligne, la réalité jardinière devient vite une vérité picturale.

 

Le jardin d’eau

 

En 1893, Monet agrandit son jardin et décide de créer le jardin d’eau. Pour cela, il achète le terrain situé de l’autre côté de la route et de la voie ferrée qui longe le bas de son jardin, dans lequel coule le Ru, un bras de l’Epte. Il fait creuser un étang alimenté par les eaux détournées du Ru.

 

Pont japonais, jardin d'Eau, Fondation Monet © Eure Tourisme, O. Aubert

 

En 1895, il fait construire le pont japonais qui enjambe le célèbre bassin aux nymphéas. 
Cet étang, devenu sa principale source d’inspiration, occupera à partir de 1895 l’essentiel de ses toiles.

C’est à Giverny que son essentiel devient l’effet et non plus l’objet, la féerie colorée ne vit que par le reflet, ce jeu de miroir incessant entre la lumière et son mouvement. « J’ai mis du temps à comprendre mes nymphéas… Je les cultivais sans songer à les peindre… Un paysage ne vous imprègne pas dans un jour… Et puis, tout d’un coup, j’ai eu la révélation des fééeries de mon étang. J’ai pris ma palette. Depuis ce temps je n’ai guère eu d’autre modèle. » (C. Monet). 


 

Le jardin au fil des saisons.

Chaque saison réserve dans le jardin de Monet ses privilèges. Pour en savoir plus sur le jardin au fil des saisons.