Musée des impressionnismes, exposition Hiramatsu © J-C. Louiset

L’Impressionnisme, une révolution picturale

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L’Impressionnisme, une révolution picturale

Très critiqué à ses débuts, l’Impressionnisme émergea en France dans la seconde moitié du 19e s., en réaction contre les conceptions académiques de l’art. Il s’épanouit sous les ciels et les paysages normands, grâce à des inventions comme la peinture en tube et le chevalet. Aujourd’hui, c'est l’un des mouvements de peinture les plus connus au monde.

 

Peindre en plein air

Détail de l'atelier d'artiste, ancien Hôtel Baudy © Eure Tourisme, C. Michaud

Au milieu du 19e s., sous l’influence de précurseurs français comme Eugène Boudin ou anglais, tel William Turner, une nouvelle génération de peintres menée par Claude Monet, Eugène Manet ou Camille Pissarro émerge.

 

Aux toiles élaborées dans des ateliers clos, ils privilégient la peinture au grand air et tournent le dos aux thèmes classiques, historiques, religieux ou mythologiques pour peindre la vie et les loisirs, le monde moderne, le quotidien, les campagnes, l'industrie.

 

Dans leur démarche, ils sont aidés par des avancées techniques, comme l'invention de la peinture en tube en 1841, ou celle du chevalet portatif en 1857, et surtout par la possibilité de voyager plus facilement, plus vite et plus loin grâce au développement du Chemin de Fer en direction de l'ouest et de la Normandie qui va leur offrir des lumières incomparables.

 

Du rejet au succès

rue Claude Monet, Giverny, Eure © Eure Tourisme

Méprisés par les milieux académiques, ces jeunes artistes ne sont pas reçus au salon officiel, ni au salon des refusés instauré par Napoléon III en 1863.

Ils décident donc d’organiser leur propre exposition en 1874 en s'installant dans les anciens locaux du photographe Nadar. C’est un échec : les toiles n’ont aucun succès, très peu sont vendues, car le monde vient avant tout par curiosité.

 

Mais c'est une exposition importante pour l'histoire du mouvement. Claude Monet y présente une toile du port du Havre peinte en 1872, et qu’en panne d’inspiration, il intitule "Impressions, soleil levant".

 

Moqueur, se disant « impressionné », le critique Louis Leroy fait de ce tableau la cible de ses railleries et par dérision qualifie « d’impressionniste » l’ensemble des œuvres de l’exposition. Sans le vouloir, il lance ainsi le nom d’un mouvement pictural qui sera bientôt reconnu dans le monde entier !